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Brèves


La Champagne vagabonde, vineuse et littéraire

05-10-2017

Le 10 novembre, Amancio Tenaguillo y Cortázar (association CEPDIVIN) invite la Champagne (et les vins de la Haute-Marne et des Ardennes) à Bordeaux pour une dégustation littéraire, une rencontre avec l’écrivain et poète Frédéric CHEF et l'éditeur Bruno Doan autour de la revue In Vino.

Vendredi 10 novembre 2017 à 20h00, au Château Bardins, Cadaujac (33)
www.cepdivin.org/?p=5975

Fête culturelle du vin à Grenoble

05-10-2017

Ravel, Gershwin, Froberger, Telemann, Thelonious Monk, Dizzy Gillespie et les vins du Languedoc... Le festival Le Millésime créé par Alain Gatheron est le seul événement de France à associer ainsi vins et musiques.
Durant deux semaines - du 7 au 22 octobre, les animations culturelles et populaires, musicales et oenophiles vont se succéder à travers la métropole grenobloise.
Succès jamais démenti, couronné en 2008 par le Prix René Renou, la Fête du Millésime fête cette année sa 23e édition ! Un bel exemple de cet oenotourisme urbain dont il sera question lors d'une conférence donnée le 13 octobre à l'Office de Tourisme.

Programme :
http://lemillesime.fr/index.php/programme-par-jour/semaine

L’oenotourisme à l’heure suisse

23-08-2017

Au tout début septembre, la Suisse organise deux événements nouveaux pour étudier et valoriser l’oenotourisme de la Confédération : « Les Rencontres suisses de l'œnotourisme » et « Le Prix Suisse de l’Œnotourisme » pour lequel 60 dossiers de candidature ont été enregistrés.

De nombreuses interventions nourriront cette journée de réflexion dont celle de Dominique de Buman (vice-président du Conseil national), Yann Stucki (Vaud œnotourisme), Vincent Courtine (Vinum Montis), Jean-François Quenin (Cité du Vin à Bordeaux), André Deyrieux (Winetourisminfrance.com)…
Ce sera le 8 septembre à Cully, à l’occasion de Lavaux Passion qui célèbre cette année les 10 ans de l’inscription de Lavaux au patrimoine mondial de l’Unesco.

Programme et inscription
https://swissoeno.ch

Le Musée Virtuel du Vin

29-06-2017

Le Musée Virtuel du Vin fête son sixième anniversaire avec une nouvelle édition.

MVV Le Musée Virtuel du Vin nous raconte avec le Vin des Arts l'histoire du vin de l'Antiquité à nos jours. Plus de 600 œuvres en témoignent aujourd'hui, qu'il s'agisse du vin divin et sacré, du vin profane compagnon de tous les instants, du cycle du vin de vigne en port ou de la nature morte : plus de 500 œuvres picturales, dont une centaine d'enluminures, et plus de cent faisant appel aux fresques antiques, aux arts graphiques, à la mosaïque, à la sculpture, à la tapisserie, aux objets d'art et à la photographie.

Désormais, toutes les œuvres sont agrandissables et leur reproduction provient chaque fois que possible du lieu même de leur conservation. La navigation a été simplifiée et offre aux visiteurs d'aller à leur rythme : une visite rapide avec la sélection de 30 œuvres significatives et une visite complète en suivant le parcours thématique recommandé.

www.musee-virtuel-vin.fr/vin-des-arts

Le liadou, un patrimoine vigneron dans la poche

20-06-2017

Plus ancien que le fameux Laguiole, il avait disparu au lendemain de la seconde guerre mondiale du fait de l'évolution des techniques viticoles.
Ce couteau fermant, de poche mais de bonne taille (12 cm), était l'authentique et inséparable compagnon des vignerons du Vallon de Marcillac dans l'Aveyron.
Il doit son nom occitan de liadou - d'«outil à lier» - à son utilisation pour fendre («perner») les branches d'osier et lier a l'échalas le rameau de la vigne pour la taille en couronne, conduite tout a fait spécifique du cépage local, le mansois.
Il servait en fait à tout, aux travaux domestiques, au casse-croûte et à table.

La lame est large (parfaite pour tartiner), pointant vers le bas (en pied de mouton), avec un tranchant quasiment rectiligne. Le manche est galbé. Le liadou s’ouvre et se ferme en deux temps, le talon de sa lame étant carré.
Après une tentative de renaissance à la coutellerie d'Albrac à Laguiole (avec manche en bois d'orgue !), il revient aujourd'hui avec l’entreprise Le Liadou du Vallon ®. Entièrement fabriqué à la main en Aveyron, garanti à vie, il est proposé avec lame en acier (Sandvik 14C28) et manche façonné dans les matériaux les plus nobles, dont le délicieusement odorant genévrier. On le trouve par exemple à Estaing, à la coutellerie de Franck Lison.

www.le-liadou.com

L'été 1868 dans le vignoble de la Crau

09-06-2017

Le poète provençal Frédéric Mistral - prix Nobel de littérature en 1904 - évoque à plusieurs reprises dans ses œuvres le "vin de Crau". Ainsi, dans Lou Tambour d'Arcolo, daté du 24 juin 1868.

La Crau est une immense plaine en triangle entre Arles, Salon-de-Provence et le golfe de Fos où l'on ne trouve plus guère de vignes aujourd'hui, à l'exception notable, sur ses franges, de l'AOP Les Baux-de-Provence et de l'IGP Alpilles. Pourtant, à la date du poème, le vignoble de la Crau comptait plusieurs milliers d'hectares. Trois semaines plus tard, le 15 juillet 1868, c'est sur une parcelle de vigne de la Crau que les savants Gaston Bazille (père du peintre Frédéric Bazille), Jules-Emile Planchon et Félix Sahut, délégués de la Société d’agriculture de l’Hérault, identifièrent le phylloxéra : c'était à Saint-Martin de Crau, sur le domaine du Château de Lagoy.
Le Château de Lagoy est, lui, situé à quelques kilomètres au nord, à Saint-Rémy de Provence sur la route d'Avignon. Remontant au Xe siècle, il a un riche passé historique et existe toujours.

Le vignoble de la Crau ne s'est pas remis du phylloxéra. Il nous reste les vers du poète.

"Avien pièi à-de-rèng begu lou vin de Crau
A la Coucourdo unenco, e pièi se dounant d'ande,
Autour de l'Aubre liberau,
Avien, ébri, dansa lou brande..."

"Puis tour à tour ils avaient bu le vin de Crau
A la gourde unitaire, et puis prenant du champ,
Autour de l'arbre libéral,
Ils avaient, ivres, dansé le branle."

 

Lire aussi Oenotourisme sur le Rhône avec Frédéric Mistral

Georges Vernay, vigneron, civilisateur

22-05-2017

Il est des vignerons qui dépassent le cadre de la viticulture et du vin pour faire œuvre de civilisation. Le visionnaire Georges Vernay, qui vient de décéder à l'âge de 92 ans, est de ceux-là.

Il a forgé les pentes héroïques d'un paysage : le Coteau de Vernon et les Chaillées de l'enfer appartiennent aujourd'hui à la scène internationale. Il a ressuscité le cépage viognier, établi sa notoriété mondiale, suscité une descendance planétaire. Vigneron et vinificateur hors pair, il a restauré les liens historiques des hommes avec l'un de leurs plus beaux terroirs, et porté au sommet l'élégance pure de l’appellation condrieu. Il a su aussi transmettre le magnifique flambeau de son exigence.

Que nos vignobles se partagent cet héritage, cette leçon : nos fiertés locales ont une puissance universelle.

www.domaine-georges-vernay.fr

La renaissance des vignobles disparus

09-05-2017

On vient de le constater une fois de plus, l’histoire n’est pas écrite d’avance
Or, l’histoire de la viticulture française n’est pas un long fleuve tranquille. Le dernier livre de Robert Chapuis, La renaissance d’anciens vignobles français disparus rappelle d’abord, de cette histoire, les bouleversements successifs, parfois violents, souvent inscrits dans la durée, dont notre période volontiers peu cultivée cultive peu la mémoire…

L’épopée de la vigne raconte les octrois et la Révolution, la surproduction et la mévente, les canaux et la voie ferrée, les guerres et les règlements de compte politiques, les pélerinages et les sites industriels, les découvertes et les oublis, le phylloxéra et les échanges internationaux, les coupages et l’origine contrôlée… Au fil de ces séismes, les vignobles de toute taille s’abolissent ou s’annoblissent, disparaissent ou reparaissent.
Le géographe Robert Chapuis a de l’ampleur dans sa vision. Il a collaboré en 2015 à Atlas, Vignes, vins et vignerons dans la mondialisation, et publié en 2013 Vignobles du Doubs et de Haute-Saône.

Il raconte dans cet ouvrage, associant la perspicacité géo-historique et la narration concrète des expériences humaines, comment depuis les années d’après-guerre renaissent des vignobles qui autrefois considérables, ou considérés, disparurent…

N'abandonnez pas !

Cette vaste fresque couvre toutes les régions. Sait-on qu’en 1760 le vignoble de Domme (eh oui… où est-ce ? Un vignoble peut en cacher un autre…) était aussi grand que celui de Bergerac ? Imagine-t-on le monde du vin sans Condrieu et le viognier, ce qui a failli bel et bien arriver ? Remerciera-t-on assez tel pilote alsacien atterri par hasard à Cahors pour la renaissance du vignoble cadurcien ? N’est-il pas compréhensible que Philippe le Bel ait possédé des vignes en Saint-Pourçain ? Se représente-t-on un vignoble sur la montagne Sainte-Geneviève, à Paris ?
On renoue ainsi avec la grande histoire, mais aussi avec celle de la viticulture, et bien des choses s’éclairent. On méconnait trop l’ampleur de la fortune vigneronne qui dura presqu’un siècle – entre 1789 et 1870. Entre la Révolution et le phylloxéra, la Grande Guerre et les voies ferrées. La moindre surprise n’est pas cette incroyable capacité sur les mêmes terroirs à faire – en fonction des demandes du marché - des breuvages exécrables ou des vins de grande qualité.

Voilà donc un livre de chevet pour vérifier sans cesse que la roue de la fortune tourne aussi pour les vignobles, dans un sens, ou dans l’autre. C’est aussi un message d’espoir pour les vignerons de la renaissance des vignobles qui se lancent dans l’aventure. N’abandonnez pas !

La renaissance d'anciens vignobles français disparus
Robert Chapuis
2016, Paris, L’Harmattan, 300 p., 33 €

www.robert-chapuis-geographe.org

Embouteillage de balades oenotouristiques

27-04-2017

Décidément, le Languedoc-Roussillon s’affirme comme le royaume de la balade oenotouristique, celle qui allie promenade, dégustation de vin, gastronomie et animations…

De mai à juillet, il faudra choisir - oui, de nombreuses balades tombent aux mêmes dates - entre la Balade Gastronomique Aux Grés de Montpellier (14 mai) ; Vins, vignes et terroirs à Cabrières ou en Picpoul de Pinet (20 mai), à Pezenas, Saint Saturnin, Sommières (21 mai) ; les Sentiers Gourmands en Clape vigneronne (21 mai) ; les Vignes Toquées en Costières de Nimes (21 mai) ; les Vignes Buissonnières en Pic Saint Loup (10 & 11 juin) ; la Balade Gourmande en St Jean de Minervois (4 juin) ; les Camins de Boutenac (24 juin) ; la Circulade vigneronne en Terrasses du Larzac (1er juillet).

De mai à septembre, l'association Roots 66 en Fenouillèdes propose une trentaine de balade et dégustation dans les vignes. Première date : le 12 mai au domaine de l'Ausseil à Latour de France. De mai à septembre aussi, les Balades Vigneronnes du Pays du Pont du Gard : elles débuteront au domaine Valériane de Domazan et s’achèveront en septembre aux vignobles David à Saint-Hilaire-d’Ozilhan.

Selon les prestations et le style, les prix évoluent entre 10 € et 75 €.

Cahors bien exposé

24-04-2017

Avec l’exposition « Caves & Sarments », le patrimoine du vignoble de Cahors sort des caves. Outils, bâtis, témoignages et photos sont rassemblés pour retracer deux siècles d'histoire mouvementée du vignoble de Cahors. L’exposition est due aux étudiants du Master Patrimoine de Cahors ; elle est accompagnée d’un livret sur le patrimoine architectural et l’outillage viticole lotois de 1800 à nos jours.
Patrice Foissac, historien et président de la Société des Etudes du Lot (SEL), à l'initiative d'un travail de réactualisation de l'histoire du vin de Cahors débarrassée de la mythologie a été mis à contribution. Sa démarche, grâce à Jérémy Arnaud, directeur marketing de l'Union Interprofessionnelle du Vin de Cahors, donnera lieu prochainement à la publication d'un ouvrage scientifique de référence.

Du 26 avril au 10 juillet 2017 - Centre universitaire de Cahors (avenue Henri-Martin)
https://projetpatrimoine.wordpress.com/category/notre-projet/

Lire aussi
Quelques éclairages sur l’étonnant passé viticole de cette cité patrimoine Unesco
http://www.winetourisminfrance.com/fr/magazine/2154_qu_est_ce_qu_une_visite_oenoculturelle.htm

10 ans pour le Prix René Renou

20-04-2017

Le Prix René Renou, dont Winetourisminfrance.com est partenaire, sera remis en 2017 pour la 10e année consécutive !

L’Association Nationale des Elus de la Vigne et du Vin (ANEV) et ses partenaires ont créé ce prix en hommage au vigneron et ancien président du Comité Vins de l’INAO. Il récompense la collectivité « ayant le mieux oeuvré, au cours de l’année écoulée, pour la défense et la promotion du patrimoine culturel lié à la viticulture ». Est admise la candidature de toute commune, communauté de communes, département ou région française ayant réalisé un projet autour du vin d’ordre éducatif, environnemental ou oenotouristique ayant valeur d’exemple et de reproductibilité par d’autres collectivités.

La date limite de dépôt des candidatures est fixée au 30 juin 2017. Règlement complet est ligne sur : www.elusduvin.org

Depuis 2008, les lauréats ont été la Ville de Grenoble et le Festival « Le Millésime » ; la Communauté d’Agglomération Nîmes Métropole et La Charte Paysagère des Costières de Nîmes ; le département de l’Ain et le Concours des 7 ceps – route des vins du Mont Blanc ; la Commune de Cairanne (84) pour sa Vigne pédagogique ; la Commune de Marciac (32) pour Jazz in Marciac ; Saumur Agglo (49) pour Festivini et les Grandes Tablées du Saumur-Champigny ; le Département de l’Hérault (34) pour sa politique viticole ; la Communauté de Communes des Coteaux du Layon (49) pour le Musée de la vigne et du vin d’Anjou ; et l’année dernière le Conseil Départemental de Moselle (57) pour la Fête des vins de Moselle .

Gustave Courbet, saint patron des vignerons

19-04-2017

Le jeune vigneron inspiré sur le tableau, c'est Gustave Courbet !
Ce portrait (1835, Musée Gustave Courbet) est de Claude-Antoine Beau, professeur de dessin de Courbet, qui a alors 18 ans.
Courbet est représenté en saint Vernier... Tout y est : la serpe, la vigne, les guêtres, et (comme le dieu gaulois Sucellus) le barleu (petit tonneau "de soif") et le chien...

Parmi les saints patrons protecteurs de la vigne, il ne faut pas oublier saint Vernier ! Ce Werner von Oberwesel, fils de vigneron du Rhin allemand, fut à l'origine de nombreux miracles après son martyr à la fin du XIIIe siècle, et son culte s'est propagé en Bourgogne, en Franche-Comté, et, sous le nom de saint Verny, en Auvergne.
On voit par exemple apparaître des confréries qui lui sont dédiées en 1494 à Semur-en-Auxois, à Besançon en 1548, à Arbois en 1627, à Brioude en 1672, à Clermont-Ferrand en 1675... Dans le Puy de Dôme, aujourd'hui, on dénombre environ 70 statues de Saint Verny.

Sa fête est en principe le 19 avril, comme Werner d'Oberwesel, mais elle a varié : en même temps que la Saint Vincent en janvier, ou le dimanche qui suivait le 20 mai...
La date du 19 avril était souvent retenue pour prier contre les gelées printanières... et si on n'obtenait pas satisfaction du saint, on le ridiculisait en lui enlevant son chapeau, on tournait sa statue contre le mur ou on l'immergeait dans l'eau glacée...

Si le 19 avril, on lui parle respectueusement,
Des vignes, saint Vernier, la gelée écartera.
Aussi de sa serpette gaiement vendangera.

(Proverbe jurassien)

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