Brèves

Vignes, la course à l’UNESCO

19-01-2014

Lorsqu’un pays souhaite faire inscrire un bien au Patrimoine Mondial de l’Unesco, il doit d’abord l’ajouter à sa « tentative list », sa « liste indicative » nationale, ce qui peut être fait à tout moment.

Ensuite, après une période d’un an, il peut proposer ce bien pour inscription au patrimoine mondial.

C’est ce qui vient de se passer de manière remarquable pour les deux vignobles de Champagne (coteaux, maisons et caves) et des côtes de Nuits et de Beaune (climats). Ils vont maintenant subir une sorte d’audit, et il sera statué sur leur demande en 2015.

Pour la France, la viticulture est aujourd’hui directement ou indirectement inscrite au Patrimoine mondial, grâce à la Juridiction de Saint-Emilion, au Val de Loire entre Sully-sur-Loire et Chalonnes, au port de la Lune à Bordeaux, ou au Centre historique d’Avignon avec la vigne des Papes

Dans le monde, sont notamment inscrits : la plaine de Stari Grad en Croatie, la région de Tokaj, les Cinque Terre en Italie, le Haut-Douro et l’île du Pico (Açores) au Portugal, le vignoble de Lavaux en Suisse, la Vallée du Haut-Rhin moyen en Allemagne et le paysage culturel de la Wachau en Autriche…

Et d’autres candidats sont déjà présents sur les « listes indicatives » de l’Espagne (la Rioja, le Priorat), de l’Italie (Prosecco, Langhe, Roero, Monferrato and Valtellina), ou de l’Afrique du Sud (les vignobles du Cap).

De plus, si l’on regarde du côté de la liste du patrimoine immatériel de l'UNESCO, on constate que la méthode géorgienne traditionnelle de préparation du vin dans de grandes cruches en argile - kvevri – a rejoint, en décembre dernier, le repas gastronomique des Français.

En matière d’héritage œnoculturel, comme dans d’autres domaines, la concurrence mondiale est présente.

Il était donc tout-à-fait temps que la France mette en avant deux de ses vignobles à la valeur universelle exceptionnelle, symboliques d’autres patrimoines vitivinicoles qui restent à inventorier et à valoriser.

Site par Neteor