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Le port du Beaujolais

03-09-2015

Même lorsqu'il n'existe pas de vignoble ou de trace d'activité viticole, les communes de notre pays peuvent quand même très souvent raconter une histoire liée à la vigne et au vin.
Prenons un exemple, celui du village de Pouilly-sous-Charlieu (2.500 habitants aujourd'hui) dans le département de la Loire.

C'était le port du... Beaujolais. Pourtant, celui-ci se trouve à une cinquantaine de kilomètres de là...

Explications. Avant l’apparition du chemin de fer dans la deuxième moitié du XIXème siècle, la voie de transport la plus rapide et la plus sûre était la voie fluviale. Pour le Beaujolais et le Mâconnais, « exporter » ses vins à Paris par leur fleuve, la Saône, était impossible ; le canal de la Saône à la Marne fût créé en… 1907.
Le mieux était de rejoindre la Loire, de la descendre jusqu’à Briare puis de rejoindre la Seine (le canal de Briare sera achevé en 1642). Les vins piqués rejoignaient Orléans pour alimenter les vinaigreries d’Orléans.

Pour rejoindre la Loire, la route la plus directe passait - plein ouest - au travers des Monts du Beaujolais, par le col des Echarmeaux (à 712 mètres d’altitude), pour arriver à… Pouilly-sous-Charlieu. Et ce sont les boeufs charolais qui tiraient les fûtailles dans la zone de montagne ; au retour ils ramenaient du bois.

Le Beaujolais et le Mâconnais concurrençaient ainsi directement les vins de la Côte roannaise, pourtant toute proche du fleuve.

Dans Pommard, il y a art

02-09-2015

La rentrée, ce n’est jamais facile. Il nous faudrait de l’art, un château, de bons vins, oh et puis, un esprit nouveau qui au-delà des tumultes présents nous emmène vers un avenir plus gai.

On a.

En pleine Bourgogne depuis 1726. Acheté en 2014 par Michael Baum, un entrepreneur de la disruption de la Silicon Valley. Le Château de Pommard va continuer, après Maurice Giraud, à se réveiller très fort.

Côté vins, Emmanuel Sala a ses réussites, et des terroirs parfaitement identifiés avec l’aide de Claude Bourguignon. Il y a le clos de 20 hectares travaillé au cheval, les deux kilomètres de caves, une activité de négoce. Il a aussi ses projets.

Côté oenotourisme, le château accueille des conférences ; les réceptions et séminaires vont se développer, et les installations vont s’enrichir de nouvelles animations. Beaucoup de projets là aussi.

D’ici là, le nouvel espace art contemporain accueille une double exposition (jusqu’au 15 novembre) : Peter Lippmann, photographe, et Christian Lapie, sculpteur.

Une dégustation, une exposition. La rentrée est tout de suite plus facile.

www.chateaudepommard.com

La Grande Dictée de Livres en Vignes

02-09-2015

Pour sa huitième édition, "Livres en Vignes" célèbrera l'inscription des Climats de Bourgogne au patrimoine mondial de l'UNESCO en organisant la Grande Dictée des Climats de Bourgogne.

Cette épreuve sera parrainée par deux "prix Goncourt" : Didier Van Cauwelaert et Jean-Christophe Rufin, de l'Académie française, tous deux anciens présidents de "Livres en Vignes",

Elle aura lieu le samedi 26 septembre, à partir de 10h00, dans le Grand cellier du château du Clos de Vougeot.
Le concours s'adresse à tous les publics, jeune public (de 10 à 17 ans), et public adulte… sans limite d'âge.

Pour s’inscrire, voir ici : http://www.livresenvignes.com/grande_dictee.html

Rentrée oenotourisme dans la Loire

01-09-2015

Oenotourisme classique avec Vignes, Vins et Randos les 5 et 6 septembre, les Muscadétours nantais les 3 et 4 octobre, ou Festivini (6ème édition) du samedi 5 au dimanche 13 septembre.

Oenotourisme plus original autour du Gros-Plant et des huîtres de Vendée, avec les Electrowine qui associent dégustations et musique électro le 15 octobre. Egalement avec Les nourritures élémentaires à Chinon, les 6, 7 et 8 novembre : Le vin au service du savoir, autour de Rabelais.

Tous les événements sont sur : www.vinsvaldeloire.fr

Pour vous accompagner sur la route, les Editions Ouest-France viennent de publier « Atlas des vignobles de la Loire », une brochure de 24 pages, dense et très bien faite, avec jolies cartes et bonnes adresses, du Pays Nantais à l’Auvergne.

Il n'y manque que des focus sur les patrimoines vitivinicoles (du type Clos Cristal par exemple).

Un parapluie pour tous les Climats

01-09-2015

Il a été créé d’après la peinture de Joyce Delimata qui exprime l’essence du vignoble bourguignon et de ses parcelles appelées « climats ».

Il est édité par la Confrérie des Chevaliers du Tastevin pour célébrer leur inscription sur la liste du Patrimoine mondial de l’Unesco.

Même sans pluie, il plaît. En vente à la boutique du Château du Clos de Vougeot et sur le site internet.

Qui veut tuer le vin breton ?

30-08-2015

Il y a des vins qui attristent. Leur étoile a pâli. Les ventes se sont écroulées. Les prix se sont effondrés. Les surfaces cultivées diminuent, les vignerons disparaissent.

Ainsi du Muscadet. Selon l’auteur de l’essai combatif « Sauvons le Muscadet d’une mort programmée », le coeur de l’explication est simple. Ce vin a perdu son identité.
Il faut en trouver l’explication dans la volonté d’éradiquer tout caractère breton du territoire du vignoble nantais, dans l’esprit d’une lutte millénaire de la France contre la Bretagne.

La thèse est forte, mais l’argumentation très étoffée, avec une excellente présentation de l’histoire du Muscadet, est développée par Alan Coraud, tout à la fois vigneron, élu et spécialiste du tourisme…

Climat océanique ; géologie du Massif armoricain et sols de granit, de mica-schiste, de gneiss ; cépages spécifiques (le Melon, la Folle blanche) ; vins particuliers (le Muscadet et le Gros-Plant) ; accords natifs avec les fruits de mer et les produits de la pêche ; histoire et traditions du vignoble… l’identité de ces vins est pour Alan Coraud bretonne. Elle n’a rien de « ligérien » selon le néologisme consacré, rien de « Pays de la Loire » ou de « Val de Loire ». Elle doit porter haut l’hermine et non la fleur de lys. Elle mérite d’être défendue par une Confrérie des Chevaliers Bretvins qui comprend le sens de son nom (« Bretagne Vins »)

Or, « c’est bien la première fois dans toute l’histoire des vignobles de l’Hexagone qu’un vignoble perd son identité et est intégré dans une région avec laquelle il n’a aucun lien. »

Sur le plan du marketing de son vin et de son territoire, plaide Alan Coraud, c’est du gâchis quand on songe à l’imaginaire attractif qui s’attache à la Bretagne.
Du gâchis, même si on ne songe qu’aux sept nations celtiques, ce marché de 140 millions de Celtes.

Cet ouvrage donne à penser pour d’autres régions viticoles. Le succès d’un vignoble tient au fait qu’il est l’expression authentique et profonde d’une histoire et d’un territoire : cela seul peut inspirer sur le long terme le travail de ses vignerons et l’appétence de ses amateurs. Et le nom donné à une région (Val de Loire ou Bretagne) n’est en rien sans conséquence sur son attractivité dans l’imaginaire des touristes et consommateurs.

Sur ce point, l’auteur apprécie le nom de la destination labellisée « Vignobles & Découvertes » ; Muscadet Loire Océan. Ce n’est pas la seule note optimiste de cet ouvrage qui donne courageusement des pistes de reconquête pour le vin breton.

8,50 € chez l'éditeur Yoran Embanner - www.yoran-embanner.com

Lire aussi
Le retour du vin breton
http://www.winetourisminfrance.com/fr/breves/258_le_retour_du_vin_breton.htm

Nous voulons du vin breton
http://www.winetourisminfrance.com/fr/magazine/217_nous_voulons_des_vins_bretons.htm

Du sens des noms dans l’oenotourisme
http://www.winetourisminfrance.com/fr/breves/1991_du_sens_des_noms_dans_l_oenotourisme.htm

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