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Mardi 13 Mai 2008

Conseils de voyage oenotouristique

Approcher une région viticole
Choisir son moment
Prendre rendez-vous avec les vignerons
Déguster
Acheter le vin, le transporter, l'expédier
Reprendre la route


Votre voyage doit avoir pour objectif de vous rapprocher de la vérité, de la passion,
de la spécificité des terroirs et des vignerons que vous allez rencontrer. Il se prépare à l'avance et doit respecter certaine règles.

Approcher une région viticole

Documentez vous avec www.winetourisminfrance.com, bien sûr mais aussi avec les cartes, livres et guides adaptés (voir notre bibliographie).
L'appartenance à un club d'amateurs permet souvent de mieux préparer ses voyages.

Pour approcher une région n'hésitez pas à rencontrer les professionnels (et passionnés) locaux : les restaurateurs, les bars à vins, les maisons des vins (incontournables pour certaines régions comme le Sud-Ouest ou le Bordelais : ainsi, il est possible de demander à la Maison des vins de l'Entre-Deux-Mers de prendre rendez-vous chez les viticulteurs).

Les cavistes connaissent bien leur région, leurs appellations, leurs propres goûts et passions : ils vous donneront des conseils irremplaçables. Nombre d'entre eux organisent des dégustations et des rencontres avec des vignerons.

Les musées, sites de découvertes et parcours d'initiation... s'améliorent d'année en année. Ils sont une introduction pédagogique, parfois ludique aux mondes régionaux. Ils ont de plus en plus conçus pour une visite familiale.

Dans la visite d'un domaine, la dégustation n'est qu'un aboutissement. La visite du vignoble, de la cuverie, des chais ... permet de comprendre le travail et la réflexion, les objectifs du producteur.
C'est pourquoi les agences oenotouristiques à privilégier sont celles qui proposent une réelle découverte des vignes, des terroirs, des domaines ainsi que de vraies dégustations. Elles préfèrent organiser pour de petits groupes la découverte de domaines moins fréquentés.

Choisir son moment

Les meilleures saisons pour la découverte des vignobles sont le printemps et l'automne : le climat est propice à la dégustation (en été, il fait souvent trop chaud, en hiver les vins sont souvent « fermés »), il y a moins de touristes et les vignerons sont plus disponibles. Evidemment, pendant la période des vendanges, tout le monde est bien occupé et moins disposé à organiser des dégustations.

Prendre rendez-vous avec les vignerons

Renseignez-vous toujours sur les horaires des visites. Autant que possible, visitez les caves qui peuvent vous accueillir dans votre langue. Prenez rendez-vous surtout si vous voulez parler à quelqu'un en particulier.
Certaines régions, certains viticulteurs sont plus à même de vous accueillir. Certains producteurs – trop connus, trop habitués à vendre leur vin sans ouvrir leurs caves, par exemple en Bourgogne ou dans le Bordelais ne vous recevront pas. Préférez parfois les petits ou moyens producteurs vignerons qui vous expliqueront leur métier et vous feront partager leur passion.
Comme tout voyage est découverte, évitez les endroits trop connus et trop fréquentés.

 

Déguster

Le meilleur moment de la journée pour déguster selon Jules Chauvet, « c'est 11 heures ... Trop tôt, les sens ne sont pas réveillés. Juste après le petit-déjeuner, les papilles sont imprégnées par le café ... En fin de journée, on est saturé, on est fatigué ».

« Pour bien déguster, il ne faut jamais avaler le vin mais le rejeter après l'avoir brassé dans la bouche, ceci permet de recueillir un maximum de sensations sans éprouver la fatigue consécutive à l'absorption.
La dégustation fatigue d'ailleurs sensiblement même en rejetant le vin car celui-ci peut diffuser à travers les tissus de la bouche et permettre à de faibles quantit és d'alcool d'atteindre le cerveau. »
(Jules Chauvet, naturellement – Evelyne Léard-Viboux – Jean-Paul Rocher Editeur)

Les conditions mises en oeuvre par les producteurs pour la dégustation s'améliorent pour approcher parfois de l'idéal ; un lieu aéré, sans odeur, avec une température d'environ 20°, une bonne lumière, un napperon blanc pour apprécier la robe du vin, des verres INAO, des crachoirs, le respect des règles de dégustation (les vins les plus simples, ou les blancs d'abord...)...

Certaines dégustations sont payantes ; c'est le cas chez les négociants de Bourgogne par exemple, mais l'éventail des vins offert à la dégustation est impressionnant (plus d'une douzaine). Psychologiquement, le fait de payer dégage de l'obligation d'acheter des vins qu'on apprécie médiocrement.

Acheter le vin, le transporter, l'expédier

Légalement, la vente d’alcool en France est interdite aux personnes mineures de moins de 18 ans. En conséquence, l’acheteur s’engage donc à avoir 18 ans révolus le jour de la passation de la commande.

Les précautions à prendre pour le transport

Le vin n'aime pas les températures extrêmes ; son transport en hiver ou en été doit donc être évité sous peine de porter irrémédiablement atteinte à ses qualités
Il faut également prévoir le stockage durant vos déplacements en voiture.
La charte des Logis de France Bacchus indique qu'à «la demande du client, l'hôtelier propose un lieu adapté pour le stockage des bouteilles achetées ».

La règlementation applicable au transport de vin

Le transport du vin, comme celui de toute boisson alcoolisée, fait l'objet de taxes fiscales, quel que soit le contenant utilisé : les droits sont matérialisés soit par une capsule apposée en haut de chaque bouteille (CRD – Capsule Représentative de Droits, verte pour les AOC, et les AOVDQS, bleue pour les vins de pays et les vins de table, orange pour les vins doux naturels, jaune pour les cognacs et armagnacs), soit par un document d'accompagnement commercial (pour le vin en vrac) délivré par le producteur , le « congé »,et qui indique le nom du vendeur, le cru, le volume et le nombre de récipients, le destinataire.
Sans ces éléments prouvant l'acquittement du « droit de circulation », le transport de vin serait fait en fraude fiscale. A l'export ce document est encore plus indispensable.

L'expédition

Les caves asurent l'expédition. Si vous voulez vous en charger (par exemple parce que vous achetez dans plusieurs caves quelques bouteilles), utilisez les services spécialisés de La Poste ou de transporteurs express, par exemple le service Millésime express de DHL

L'exportation hors taxes

Un particulier de l'Union européenne peut acheter un volume non limité de vin pour sa consommation personnelle.
Certains pays ont des restrictions voire des interdictions à l'importation de vin.
Afin de bénéficier de la détaxe à l'exportation (remboursement de TVA), le ressortissant d'un pays (uniquement hors Union européenne) doit demander au vigneron le document d'accompagnement (la capsule de la bouteille n'est donc dans ce cas pas suffisante) et faire viser le document par le bureau de douane au moment de sa sortie du territoire

Reprendre la route

La règle de dégustation qui consiste à recracher le vin goûté s'impose aussi en raison des règles applicables en matière de consommation d'alcool. En effet, il est interdit de conduire avec un taux d'alcool égal ou supérieur à 0,5 gramme par litre de sang, soit 0,25 mg d'alcool par litre d'air expiré
Ce taux correspond à la consommation de deux verres de 12,5 cl de vin de 10° à 12°. D'où le nom d'une cuvée du Domaine de Lagrezette.
Chaque verrefait monter le taux d'alcoolémie de 0,20 g à 0,25 g en moyenne. Or, un sujet en bonne santé n'élimine que 0,10 g à 0,15 g d'alcool par heure.
Certains établissements mettent des éthylotests à votre disposition.

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